Selon le rapport du Bureau des services de contrôle interne des Nations unies, Karim Khan aurait imposé des contacts sexuels non consentis à son assistante. Les agissements reprochés se seraient produits en plusieurs lieux, notamment dans son bureau, à son domicile et en déplacement professionnel à l’étranger.

En fonction depuis 2021, le procureur nie toute irrégularité. Il assure n’avoir commis aucun acte répréhensible. Ses avocats dénoncent une décision « illégale » qui, selon eux, ne repose sur aucune preuve solide.

À ce stade, la suspension ne vaut pas révocation. La procédure suit son cours et il reviendra aux États membres de la CPI de statuer sur une éventuelle destitution.

Pour qu’il soit définitivement démis de ses fonctions, un vote à la majorité des 125 États parties à la Cour sera nécessaire.