Menée en partenariat avec le bureau régional Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette mission s’inscrit dans une approche de réponse rapide et coordonnée visant à freiner la propagation du virus. Elle prévoit notamment l’accélération de la décentralisation du Système de gestion de l’incident (SGI), un mécanisme destiné à rapprocher la coordination opérationnelle des zones touchées et à améliorer la réactivité des équipes sur le terrain.

Au cœur de cette offensive sanitaire figure l’installation d’un laboratoire de dernière génération à Beni. Équipé des technologies PCR, GeneXpert et Rad One, cet outil de pointe sera capable d’analyser jusqu’à 800 échantillons par jour. Cette capacité accrue permettra de raccourcir les délais de diagnostic, de confirmer rapidement les cas suspects et de renforcer la surveillance épidémiologique dans la région.

La mission prévoit également la mise en service d’un Centre de traitement Ebola au sein de l’Hôpital général de référence de Beni. Cette structure spécialisée offrira une prise en charge sécurisée et adaptée aux patients, tout en limitant les risques de transmission au sein des communautés.

Soutenue par les autorités provinciales, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers, cette initiative traduit la volonté des autorités sanitaires de consolider durablement les capacités nationales de riposte face aux épidémies.

À travers le déploiement de nouvelles infrastructures et le renforcement des mécanismes de réponse, l’INSP entend améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain et contribuer à un contrôle rapide de l’épidémie. Une démarche qui marque une étape importante dans les efforts déployés pour protéger les populations et renforcer la résilience du système de santé congolais face aux urgences sanitaires.