La sélection congolaise entame au Texas la phase finale de sa préparation pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Après un stage européen contrasté, place aux derniers réglages. Pour le coach-manager Sébastien Desabre et ses hommes, c’est l’heure de vérité, 52 ans après la légendaire épopée de 1974.

Au Houston Training Centre, quartier général des Congolais, le programme est clair : peaufiner les automatismes, verrouiller le onze de départ et monter en intensité avant d’affronter le Portugal en ouverture.

Bilan du stage européen : du positif et des rappels à l’ordre

Trois matchs amicaux, trois styles, trois leçons.

Face aux Bermudes, les Léopards ont déroulé. Possession, rythme, efficacité : Mayele et Wissa ont plié l’affaire. Un succès qui a remis le groupe en confiance dans la zone de vérité.

Contre le Danemark, changement de registre. Bloc compact, discipline, solidité. La RDC a tenu sans ballon mais a péché à la relance. Bakambu et Banza ont eu des situations, sans concrétiser. Trop de déchet pour surprendre une nation de ce calibre.

Le Chili a servi d’électrochoc. Pressing haut, duels féroces, impact physique. Les Congolais ont subi sur les seconds ballons et encaissé deux buts, malgré un but refusé à Bakambu. Une défaite utile : elle fixe les standards du très haut niveau.

Un groupe piégé, zéro droit à l’erreur

17 juin, Houston : entrée en lice contre le Portugal. 23 juin, Guadalajara : duel face à la Colombie. 27 juin, Atlanta : dernier match de poule contre l’Ouzbékistan.

Dès le premier match, Desabre joue gros face à un Portugal habitué à dicter le tempo des grands tournois. Il faudra répondre présent d’entrée.

À Houston : réglages millimétrés

Ici, on règle les détails qui changent un match : organisation du bloc, sorties de balle, finition dans les deux surfaces. Le staff veut une montée en puissance contrôlée : garder de la fraîcheur, consolider le collectif.

Desabre tranche. Il cherche la formule : un bloc qui rassure, des transitions qui font mal. Les Léopards ont la consigne : gagner les duels, traverser les temps faibles et être impitoyables dans les 16 mètres.

Jouer pour marquer l’histoire

Cette génération, qui brille dans les meilleurs championnats européens, n’est pas venue faire de la figuration. Elle veut imposer son rythme, frapper dans les moments clés et jouer sans calcul.

La RDC vise plus qu’une participation. Elle veut bousculer les favoris. Au Mondial, la différence se fait sur un contrôle, une passe, une tête. Sur le mental.

Houston n’est pas une escale. C’est le déclencheur. Le lieu où chaque pressing peut devenir un exploit, chaque duel une légende.