Début avril, le rappeur a été écarté au Royaume-Uni, notamment de la programmation du Wireless Festival. Une décision soutenue par le gouvernement de Keir Starmer, dans un contexte de vigilance accrue face aux discours jugés controversés.
En France, la situation suit une trajectoire similaire. Le concert prévu en juin à Marseille est désormais sous haute tension. Le dossier est examiné par le ministère de l’Intérieur, où Laurent Nuñez mène des consultations avec les autorités locales. Sur le terrain, l’opposition est nette. Le maire Benoît Payan s’est publiquement positionné contre la tenue de l’événement, tandis que le préfet Jacques Witkowski suit de près l’évolution du dossier.
Cette mise à distance progressive s’inscrit dans un climat marqué par les prises de position controversées de l’artiste ces dernières années. Certaines déclarations, largement relayées à l’international, ont suscité de vives réactions, notamment après une rencontre très médiatisée avec Nick Fuentes aux côtés de Donald Trump.
Pour autant, l’Europe n’affiche pas une ligne uniforme. Aux Pays-Bas, les concerts annoncés sont maintenus à ce stade, les autorités estimant que les conditions juridiques d’une interdiction ne sont pas réunies. Entre impératifs de sécurité, pression de l’opinion et respect des libertés fondamentales, chaque pays avance avec ses propres équilibres. En France, aucune décision définitive n’a encore été rendue. Mais une tendance se dessine pour Kanye West, l’Europe n’a jamais semblé aussi incertaine
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Kanye West persona non grata, l’Europe lui ferme ses scènes
De Londres à Marseille, Kanye West voit ses projets européens s’assombrir. L’artiste américain, au cœur de polémiques à répétition, fait désormais face à une vague de refus, de pressions politiques et de menaces d’annulation qui fragilisent sérieusement sa tournée sur le continent.

Par Mina Ibango
Publié le 14 avril 2026
Modifié le 15 avril 2026 à 13h31
Lecture : 2 minutes.
Mina Ibango
Journaliste



