L’alerte a été relancée le mercredi 6 août, à l’occasion d’une distribution d’aide organisée par la Ligue des filles et femmes instruites pour le développement (LIFID-RDC), avec l’appui d’Urgent Action Fund Africa (UAF-Africa). Au total, 300 femmes et jeunes filles du site ont bénéficié de cette assistance.

Pour Polycarpe Mboma, animateur communautaire et représentant du coordonnateur du site, les conditions de vie se sont fortement dégradées.
« Après six mois passés ici dans des conditions inhumaines, les déplacés n’ont même plus de quoi manger et dorment dans l’insalubrité. Les besoins sont énormes. Le centre de santé n’arrive plus à assurer la prise en charge. Nous enregistrons déjà 97 décès, dont 11 mort-nés », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que plus de 22 000 personnes vivent entassées sur un espace exigu, dépourvu d’infrastructures sanitaires à la hauteur de la crise.

Face à cette situation, la LIFID-RDC a distribué des vivres et des kits de dignité à 300 bénéficiaires sélectionnés sur base de leur vulnérabilité. Le lot comprend 200 femmes, dont des personnes âgées, des femmes vivant avec handicap et d’autres personnes démunies, ainsi que 100 jeunes filles qui ont reçu des kits pour l’hygiène menstruelle.

« Nous avons ciblé les bénéficiaires les plus vulnérables parmi les 22 000 déplacés. Nous sommes venues remettre des vivres et des kits de dignité aux femmes et aux jeunes filles du site », a expliqué Régine Mbombo, présidente de la LIFID-RDC.

Pour améliorer durablement les conditions de vie, l’organisation a annoncé le lancement d’un projet de forage.
« Nous allons leur offrir un forage d’eau potable. Les travaux démarrent dès demain », a indiqué Régine Mbombo.

Elle a enfin appelé les autres partenaires humanitaires à intensifier leur soutien aux déplacés de Pakadjuma, qui font face à des besoins persistants en alimentation, en eau potable, en santé et en assainissement.

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