Dès son arrivée, le ministre a marqué le début de son séjour par un moment de recueillement, qu’il a lui-même qualifié de fondateur. Dans un message publié sur son compte X, le patron de la justice congolaise a indiqué avoir souhaité “commencer ce déplacement par un temps de recueillement”, soulignant l’importance de la dimension spirituelle dans l’accomplissement de ses responsabilités.

Dans cette optique, Guillaume Ngefa s’est rendu à l’église Notre-Dame des Sept Douleurs, située dans le district de Xicheng, à Pékin. Il y a, selon ses propos, “placé cette mission sous le sceau de la foi”, confiant le bon déroulement de ses activités aux mains divines et appelant à une bénédiction pour des échanges fructueux avec les autorités chinoises.

Au-delà de cette démarche personnelle, la visite s’inscrit dans une dynamique plus large de diplomatie judiciaire proactive. Elle vise notamment à approfondir les échanges bilatéraux en matière de justice, à s’inspirer de certaines pratiques étrangères et à renforcer la position de la RDC dans les processus de réforme institutionnelle.

Cette initiative met également en lumière la cohabitation entre convictions personnelles et exercice des fonctions publiques. Dans un cadre républicain, la laïcité garantit la liberté de conscience sans exclure l’expression individuelle de la foi. À ce titre, la démarche du garde des Sceaux illustre une articulation possible entre spiritualité personnelle et engagement institutionnel, au service d’une gouvernance plus équilibrée et résiliente.