Loin des prises de position tranchées qui dominent actuellement la scène politique, l’ancien garde des Sceaux revendique une ligne d’équilibre. “Je ne suis ni dans une opposition de destruction, ni dans un accompagnement sans exigence. Je suis du côté de la République”, affirme-t-il, plaidant pour une “maturité politique” dans la conduite de ce débat sensible.

S’il rappelle qu’aucune loi fondamentale n’est immuable, Constant Mutamba conditionne toute révision à son utilité réelle pour le peuple congolais. Il rejette ainsi toute réforme dictée par des intérêts conjoncturels ou personnels, insistant sur une exigence de moralité publique.

Pour encadrer le processus, le président du parti de la Nouvelle génération pour l’émergence du Congo (NOGEC) énonce trois principes qu’il considère comme non négociables notamment la préservation des acquis démocratiques et de l’État de droit, la priorité accordée aux enjeux sécuritaires, ainsi que l’amélioration des conditions sociales et de l’accès à une justice équitable.

Dans sa correspondance, l’ancien ministre s’adresse également à la jeunesse, qu’il appelle à la vigilance face aux risques d’instrumentalisation politique. Il l’invite à s’impliquer de manière responsable dans le débat public, en privilégiant l’analyse lucide plutôt que les passions partisanes.

Concluant son message sur une note solennelle, Constant Mutamba inscrit la question constitutionnelle dans une dimension plus large, la présentant comme un enjeu de conscience nationale. Par cette prise de parole, il réintroduit dans le débat une approche axée sur la responsabilité et le dialogue, dans un contexte politique particulièrement tendu.