À son arrivée au pouvoir en 2001, Joseph Kabila hérite d'un paysage audiovisuel largement dominé par la RTNC. Au cours de ses 18 années de règne, plusieurs médias privés vont connaître une croissance spectaculaire : Télé 50, Digital Congo, RTGA ou encore Top Congo FM, dont certains entretiennent des liens étroits avec des figures de l'ancien régime
RDC : sept ans après l'alternance, les nouveaux médias peinent à percer

Lorsque Félix Tshisekedi prend le pouvoir en 2019, ces groupes sont déjà solidement implantés. Ils disposent d'une notoriété établie, d'infrastructures lourdes et d'une large audience. Sept ans après l'alternance, ils continuent de dominer le paysage médiatique et de capter l'essentiel du marché de la communication institutionnelle.
Cette hégémonie interroge. Des entrepreneurs ayant lancé de nouveaux médias depuis 2019 déplorent une forme de favoritisme. Ils pointent la préférence systématique accordée par certains chargés de communication aux structures historiques, au détriment de médias émergents pourtant en mesure de fournir des prestations de qualité.
L'argument de la notoriété est régulièrement avancé pour justifier ces choix. Un argument à double tranchant : les grands médias d'aujourd'hui ont eux-mêmes bâti leur réputation au fil du temps, grâce aux investissements, aux opportunités commerciales et, parfois, à des relations privilégiées avec les décideurs.
Il ne s'agit pas d'exclure les médias historiques des marchés institutionnels, mais de garantir une concurrence loyale et d'offrir aux nouvelles entreprises les moyens de se développer.
Car si la notoriété reste une condition préalable pour accéder aux marchés, comment les nouveaux médias pourront-ils un jour acquérir celle qu'on exige d'eux ?
Au-delà des clivages politiques, c'est l'avenir et le renouvellement de toute l'industrie médiatique congolaise qui est en jeu.
AMT
Les plus lus - Editoriale & Entreprises
Agression de la RDC par le Rwanda: Après les accusations, l’Europe réagit timidement
Sanctions américaines contre le Rwanda : entre satisfaction, indignation et polémique sur la responsabilité des deux pays
ADF, M23 et Kigali : des connexions troublantes face au silence des partenaires européens
Washington sanctionne l’armée rwandaise, l’Europe ménage Kigali : jusqu’où ira l’ambivalence européenne ?
Kinshasa : quand la bataille pour les millions prend le dessus sur la bataille contre l’insalubrité
Tshisekedi sous le feu des « révélations », Kagame épargné, Kabila réhabilité : à qui profite cette offensive médiatique ?
RDC : De Kabila à Bruxelles, anatomie d'une offensive informationnelle contre Kinshasa
Guerre dans l'est de la RDC : pourquoi parler de simples « rebelles soutenus par le Rwanda » ne suffit plus
La rédaction vous recommande

Agression de la RDC par le Rwanda: Après les accusations, l’Europe réagit timidement
31 oct. 2026

Sanctions américaines contre le Rwanda : entre satisfaction, indignation et polémique sur la responsabilité des deux pays
31 oct. 2026

ADF, M23 et Kigali : des connexions troublantes face au silence des partenaires européens
30 oct. 2026
Nos lecteurs ont lu ensuite
Agression de la RDC par le Rwanda: Après les accusations, l’Europe réagit timidement
Sanctions américaines contre le Rwanda : entre satisfaction, indignation et polémique sur la responsabilité des deux pays
ADF, M23 et Kigali : des connexions troublantes face au silence des partenaires européens
Washington sanctionne l’armée rwandaise, l’Europe ménage Kigali : jusqu’où ira l’ambivalence européenne ?
Kinshasa : quand la bataille pour les millions prend le dessus sur la bataille contre l’insalubrité

Agression de la RDC par le Rwanda: Après les accusations, l’Europe réagit timidement

Sanctions américaines contre le Rwanda : entre satisfaction, indignation et polémique sur la responsabilité des deux pays

ADF, M23 et Kigali : des connexions troublantes face au silence des partenaires européens

Washington sanctionne l’armée rwandaise, l’Europe ménage Kigali : jusqu’où ira l’ambivalence européenne ?

