La cérémonie de clôture de cette 37e session ordinaire s’est tenue le samedi 21 mars, en présence de plusieurs autorités politico-militaires, dont le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et le chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe.

Au total, 295 officiers ont été admis au terme d’un cycle de formation de trois ans ayant concerné près de 400 élèves. Le programme, à la fois académique et militaire, a couvert un large éventail de disciplines, allant des sciences appliquées aux sciences sociales, avec pour ambition de former des cadres complets, tant sur les plans intellectuel, physique que moral.

Dans son allocution, Guy Kabombo Muadiamvita a souligné le rôle stratégique de la formation militaire dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2024-2028. Il a insisté sur la responsabilité qui incombe aux nouveaux officiers dans la conduite des troupes et le renforcement de la sécurité nationale.

Les lauréats ont été appelés à faire preuve de professionnalisme, de discipline et de loyauté, dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants. Ils ont notamment été exhortés à incarner l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire et à s’adapter aux réalités opérationnelles du terrain.

Moment solennel de la cérémonie, les nouveaux officiers ont prêté serment de fidélité à la République démocratique du Congo, s’engageant à respecter la Constitution et à défendre la nation avec honneur, jusqu’au sacrifice suprême. Leur mise en grade au rang de sous-lieutenant a été matérialisée par la remise symbolique des galons, au nom du chef de l’État, commandant suprême des FARDC.

La cérémonie s’est conclue par un défilé militaire, suivi d’une photo de famille, sous les applaudissements des proches.
Ce renforcement des effectifs intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, notamment dans l’Est du pays, où les Forces armées de la République démocratique du Congo sont engagées dans des affrontements contre la rébellion de l’AFC/M23, que les autorités congolaises accusent d’être soutenue par le Rwanda. Dans ce contexte, la montée en puissance d’une armée mieux formée et structurée apparaît comme un levier essentiel pour la défense de l’intégrité territoriale.