À titre préventif, plusieurs documents d’immigration seront suspendus pour 90 jours. Sont concernés les visas de résident temporaire, les autorisations de voyage électroniques et certains titres de séjour déjà délivrés. Ces dispositions entreront en vigueur le 27 mai à 23h59, heure de l’Est (HE).

Le gouvernement gèle également le traitement des nouvelles demandes d’immigration émanant de ces trois pays. L’objectif affiché est de limiter le risque d’introduction du virus sur le territoire canadien.

Le dispositif s’étend au contrôle sanitaire aux frontières. Dès le 30 mai, toute personne ayant séjourné dans une zone touchée au cours des 21 derniers jours devra observer une quarantaine obligatoire de 21 jours. Même asymptomatiques, ces voyageurs feront l’objet d’un suivi médical renforcé, et les cas suspects seront pris en charge immédiatement.

Ottawa justifie ces décisions par le contexte de vigilance accrue lié à la circulation régionale du virus et aux mouvements transfrontaliers. Les ministres de la Santé, Marjorie Michel, et de l’Immigration, Lena Metlege Diab, présentent ces mesures comme nécessaires pour protéger la population et préserver le contrôle aux frontières.

La décision intervient alors que le Canada, aux côtés des États-Unis et du Mexique, se prépare à accueillir des événements majeurs dans le cadre de la Coupe du monde 2026.

La situation sanitaire a déjà des répercussions sur le sport. Qualifiée pour sa première phase finale de Coupe du monde depuis 1974, l’équipe de la RDC évolue désormais sous protocole sanitaire strict. Les regroupements ont été délocalisés en Europe afin de réduire les risques liés aux déplacements. Surveillance médicale, mise en bulle et tests réguliers encadrent désormais joueurs et encadrement.

Pendant ce temps, la RDC poursuit sa riposte contre l’épidémie dans l’Est du pays, notamment en Ituri et au Nord-Kivu. Les nouvelles restrictions internationales s’ajoutent donc à un climat de vigilance déjà élevé sur place.

Entre impératifs sanitaires, décisions diplomatiques et enjeux sportifs mondiaux, la région des Grands Lacs reste sous haute surveillance de la communauté internationale.