Selon les explications fournies par la Maison-Blanche au média The Athletic, les autorités ont refusé l'entrée à l'arbitre de 34 ans après la découverte d'éléments jugés préoccupants dans le cadre des vérifications de sécurité.

Washington affirme notamment que l'intéressé entretiendrait des liens avec des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes, ce qui le rendrait inéligible à l'admission sur le sol américain en vertu de la législation migratoire en vigueur.

Cette justification n'a toutefois pas dissipé les interrogations. Plusieurs observateurs estiment que les autorités américaines n'ont fourni aucun élément concret permettant d'étayer publiquement ces accusations. Interrogée par CNN, l'experte en sécurité nationale Juliette Kayyem a souligné que la notion de “liens avec un terroriste présumé” demeure particulièrement large et peut recouvrir des situations très diverses, sans constituer en elle-même une preuve d'implication dans des activités terroristes.

Figure reconnue de l'arbitrage africain, Omar Abdulkadir Artan avait été désigné par la FIFA pour officier lors du Mondial 2026. Refoulé lundi par les services de l'immigration américaine, il a été contraint de quitter le pays avant même le début de la compétition, un épisode qui a suscité une vague d'indignation en Somalie et dans plusieurs cercles du football international.

De retour à Mogadiscio mercredi, l'arbitre a reçu un accueil chaleureux de la population. Dans son pays, son éviction est largement vécue comme une injustice, transformant celui qui devait représenter la Somalie sur la plus grande scène du football mondial en symbole de fierté nationale.