Le coup d’envoi officiel des épreuves a été donné ce jeudi à Kinshasa par la ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, lors d’une cérémonie organisée au Complexe scolaire Lestonnac Mobokoli, dans la commune de Selembao. Comme les années précédentes, les épreuves se déroulent également dans les centres ouverts à l’étranger, notamment à Luanda et à Cabinda, en Angola.

Cette hausse significative du nombre de candidats illustre les progrès enregistrés dans le secteur de l’éducation de base et les efforts déployés pour favoriser le maintien des enfants à l’école. Les autorités mettent également en avant l’augmentation constante de la participation des filles, considérée comme un indicateur important de l’inclusion et de l’équité dans le système éducatif national.

Dans son intervention, Raïssa Malu a souligné que ces résultats traduisent l’impact des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer l’accès à l’éducation. Elle a insisté sur le rôle déterminant de la scolarisation des jeunes filles dans le développement du pays, estimant qu’aucune nation ne peut aspirer à un progrès durable sans une pleine participation des femmes à l’éducation.

Au-delà de l’évaluation des acquis, le TENASOSP constitue un outil stratégique d’orientation scolaire et professionnelle. Il permet d’identifier les aptitudes des apprenants afin de les orienter vers les filières des humanités ou vers le cycle court professionnel, en fonction de leurs compétences, de leurs centres d’intérêt et de leur projet d’avenir.

La ministre a également eu une pensée particulière pour les élèves vivant dans les régions affectées par les conflits armés et l’insécurité, notamment dans les zones sous occupation de la coalition AFC-M23. Saluant leur détermination, elle a rendu hommage à leur courage et à leur persévérance face aux difficultés qui entravent leur parcours scolaire.

“Leur participation à ces épreuves malgré les déplacements, l’insécurité et les conditions de vie souvent précaires constitue un puissant symbole de résilience et d’espoir”, a-t-elle déclaré.

Lancé en 2022 dans le cadre de la réforme du système éducatif congolais, le TENASOSP s’est progressivement imposé comme un mécanisme clé d’accompagnement des élèves à la fin du cycle de l’éducation de base. En offrant une orientation mieux adaptée aux profils des apprenants, cet examen contribue à améliorer la qualité des parcours scolaires et à préparer plus efficacement l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle.

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du secteur éducatif ainsi que du gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba. Elle a marqué le début d’une étape importante pour des centaines de milliers de jeunes Congolais appelés à faire les premiers choix déterminants de leur avenir académique et professionnel.