La mesure, confirmée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, s’inscrit dans le cadre d’un arrêté récemment reconduit et publié le jeudi 23 avril. Elle vise principalement à protéger et à dynamiser le tissu industriel local, particulièrement dans l’espace du Grand Katanga, région à forte vocation minière.

À travers cette politique, les autorités entendent renforcer la capacité de production nationale et réduire la dépendance aux importations. Le gouvernement s’inscrit ainsi dans une stratégie de substitution progressive aux produits importés, en favorisant la consommation et la production locales.

Toutefois, l’application de cette mesure n’est pas totalement restrictive. Le ministère du Commerce extérieur prévoit des mécanismes de dérogation afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement dans certaines zones du pays. Les opérateurs économiques confrontés à des besoins spécifiques pourront ainsi solliciter des autorisations d’importation.

Ces dérogations, accordées gratuitement, sont toutefois encadrées par une procédure stricte. Les demandeurs devront préciser la destination des marchandises, fournir le numéro de lot concerné et soumettre un dossier complet via le Guichet unique intégral du commerce extérieur (SEGUCE-RDC).

Les autorités préviennent que tout dossier incomplet ou non conforme sera systématiquement rejeté, afin de garantir la transparence et la rigueur dans l’application de cette politique.
À travers cette décision, le gouvernement réaffirme sa volonté de soutenir la production locale et de consolider les bases d’un secteur industriel plus autonome et compétitif, notamment dans les zones à fort potentiel économique.