Réuni en session ordinaire mardi 9 juin 2026, à Kinshasa sous la présidence de Joseph Olenghankoy Mukundji, le CNSA estime que ce débat attise les tensions et divise la classe politique, la société civile et l’opinion publique. Il rappelle que toute initiative relative à la Loi fondamentale doit respecter strictement les dispositions en vigueur et les principes démocratiques.

Pour le CNSA, lancer une réforme constitutionnelle alors qu’une partie du territoire reste occupée fragiliserait davantage l’unité nationale. L’institution alerte : une telle démarche dans ces conditions ouvrirait la voie à la « balkanisation » et à la « partition » du pays.

Joseph Olenghankoy et les membres du CNSA exhortent donc le Chef de l’État, garant des institutions et symbole de l’unité nationale, à clore ce débat et à éviter toute initiative qui accentuerait les fractures politiques et sociales.

Le CNSA invite le Président de la République à recentrer l’action nationale sur les urgences : rétablir la paix sur l’ensemble du territoire, restaurer l’autorité de l’État et lutter contre l’épidémie du virus Ebola.