« Si tu continues à m’invectiver, je vais dire publiquement ce que tu m’as confié en privé contre cette Constitution que tu défends aujourd’hui », a-t-il déclaré lors de cet échange houleux.

Cette scène fait écho au cas d’Olivier Kamitatu. Ces dernières semaines, des internautes ont exhumé une tribune qu’il avait signée en 2010, alors qu’il était membre de la majorité de Joseph Kabila. Il y soutenait une révision constitutionnelle, estimant que les institutions devaient s’adapter au contexte politique et plaidant pour un renforcement des pouvoirs de Kabila.

Or, Kamitatu compte aujourd’hui parmi les opposants les plus virulents à toute modification de la Constitution. Ses détracteurs dénoncent un retournement dicté par les rapports de force plutôt que par des principes stables.

Au-delà des individus, ces épisodes révèlent une constante du jeu politique congolais : le soutien ou le rejet des réformes dépend souvent de la place occupée dans le système. Ce qui passait hier pour une nécessité institutionnelle peut être qualifié aujourd’hui de danger démocratique, et inversement.