Plus grave : ce coltan se retrouve ensuite dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’électronique. Des géants comme Amazon, Microsoft, Sony, Nvidia ou Toyota pourraient ainsi utiliser, à leur insu, du tantale issu de cette contrebande.

L’enquête pointe du doigt l’échec des mécanismes internationaux de traçabilité. Créés pour barrer la route aux « minerais de conflit », certifications et contrôles laissent pourtant passer le coltan des zones sous influence du M23 vers l’industrie technologique.

Pendant que les multinationales sécurisent leurs stocks, l’Est de la RDC continue de payer le prix humain de cette guerre des minerais. Une tragédie ignorée tant que nos écrans restent allumés.