Selon des témoignages recueillis sur place, l’animal a été repéré à proximité de la rivière Lumbembe, dans un site minier du camp Nkoki, par des femmes cultivatrices. Pris au piège dans le puits, il aurait été tué à coups de barres de fer par des exploitants artisanaux, puis acheminé vers un poste de la Police nationale congolaise.

Depuis lors, la situation demeure tendue dans cette zone frontalière proche de l’Angola. Habitants et creuseurs se disputent la dépouille du reptile, tandis que plusieurs acteurs locaux rappellent qu’il s’agit d’une espèce protégée, soulevant ainsi des préoccupations d’ordre environnemental et légal.

Face à la montée des tensions, les autorités locales tentent de contenir la situation. La police aurait sollicité l’autorisation de sa hiérarchie pour transférer la carcasse vers Tshikapa. De son côté, l’administrateur du territoire suit l’évolution du dossier, sans avoir, pour l’heure, annoncé de mesures concrètes.

Sur le terrain, cet incident met en lumière les dynamiques complexes qui traversent les zones minières du Kasaï, où se mêlent enjeux de sécurité, intérêts économiques et impératifs de préservation de la faune. Plusieurs habitants appellent désormais à une intervention rapide des autorités provinciales afin de prévenir tout débordement et rétablir le calme.