Chaque jour, les habitants affrontent embouteillages, insécurité et risques d’accidents. Les motos-taxis sont devenues le recours obligé pour contourner les zones les plus dégradées, mais elles exposent les usagers à de nouveaux dangers. Beaucoup témoignent de la fatigue et du désarroi d’une population contrainte de composer avec une infrastructure laissée à l’abandon.

Depuis près d’un an, les travaux, interrompus entre les arrêts “Bloc” et “Quado”, n’ont jamais été achevés. La chaussée s’est transformée en véritable marécage avec des eaux pluviales stagnantes, des ornières multiples, des véhicules contraints de circuler à contresens pour éviter les passages les plus abîmés.

Les riverains déplorent la disparition inexplicable des engins de chantier et dénoncent l’état de la voie, ponctué de fissures, de canalisations bouchées, de déchets et d’odeurs nauséabondes. Outre les contraintes de circulation, la situation représente un risque sanitaire majeur : l’eau stagnante favorise la prolifération de moustiques et la propagation de maladies, affectant particulièrement enfants, commerçants et habitants des environs.

Ce tronçon, vital pour relier l’ouest au centre de Kinshasa, reste paralysé, avec des conséquences directes sur l’activité socio-économique locale. Les habitants exigent une reprise rapide des travaux et un engagement concret des autorités pour restaurer sécurité et fluidité sur cette avenue stratégique.

En attendant, Kinshasa continue de refléter ses contrastes entre la modernité de la commune de la Gombe et ces quartiers oubliés où chaque déplacement révèle l’ampleur de la négligence urbaine.