Le chef de l’État honoraire estime que l’adoption récente d’un projet de loi référendaire à l’Assemblée nationale traduirait une volonté d’ouverture vers une révision du texte fondamental. Il met en garde contre ce qu’il considère comme une menace potentielle pour les acquis démocratiques et l’équilibre institutionnel du pays.

Pour Joseph Kabila, la Constitution de 2006 demeure le socle du pacte républicain et ne saurait être fragilisée sans conséquences politiques majeures. L'ex-garant de la nation rappelle à ce titre les dispositions de l’article 64, qui imposent à tout citoyen de s’opposer à toute tentative de prise ou d’exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale.

Le prédécesseur de Félix Tshisekedi appelle ainsi les forces politiques, sociales et citoyennes à une mobilisation en faveur de la défense de la Constitution et des libertés publiques. L'ancien président exhorte les Congolais à préserver l’unité nationale et à défendre une République “une, indivisible et démocratique”.

Cette prise de position relance les débats autour de l’avenir de la loi fondamentale, un sujet qui continue de diviser la classe politique congolaise.