Dans sa prise de parole, l’élue de Wamba dans le Haut-Uele estime que la dignité des responsables publics, en particulier celle des femmes, doit être protégée dans l’espace politique et médiatique. Elle inscrit son intervention dans la logique de la “masculinité positive” promue par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle présente comme un engagement contre les violences faites aux femmes.

“Toucher à la dignité de la femme, c’est méconnaître la lutte acharnée du président de la République contre toute forme de violence à l’égard des femmes”, a-t-elle déclaré, condamnant fermement les attaques personnelles visant la cheffe du gouvernement.

Cette réaction intervient dans un contexte de polémique alimenté par les récentes déclarations de la Première ministre sur la chaîne TV5 Monde, notamment au sujet de la présence de migrants à Kinshasa. Pour Geneviève Inagosi, si la critique politique est légitime en démocratie, elle doit toutefois s’exprimer dans le respect et la contradiction constructive, sans basculer dans l’insulte.

L'ancienne ministre du Genre déplore une montée des violences verbales dans le débat public congolais, qu’elle juge préoccupante pour la culture démocratique. Selon elle, ces dérives traduisent un déficit de civisme et risquent d’affaiblir le respect mutuel entre acteurs politiques.

“Les critiques doivent porter sur l’action gouvernementale, non sur les personnes. Les insultes et le dénigrement sont inacceptables, surtout à l’égard d’une femme et d’une institution républicaine”, a-t-elle insisté.

Geneviève Inagosi met également en garde contre la banalisation des propos injurieux dans l’espace public. Elle appelle les autorités judiciaires à se saisir des cas concernés afin de prévenir leur répétition et de décourager les auteurs.
Enfin, la députée nationale réaffirme son soutien à Judith Suminwa et plaide pour le renforcement de l’éducation civique afin d’assainir le débat politique en République démocratique du Congo.